Circuits & itinéraires · 12 jours

Circuit camping-car en Norvège : les fjords de l'Ouest en 12 jours

Ce circuit vous fera traverser des fjords que la voiture contourne : ici, le bateau fait partie de la route. Après cette lecture, vous saurez pourquoi certains jours se planifient à l'heure de ferry près et quelles routes de montagne laisser de côté selon la taille de votre véhicule.

Un camping-car moderne attend à un embarcadère de ferry face aux fjords de Norvège, entouré de montagnes escarpées et d'eau bleu-gris sous un ciel couvert. 60,3648° N — 5,0996° E

Ce circuit vous fera traverser des fjords que la voiture contourne : ici, le bateau fait partie de la route. Après cette lecture, vous saurez pourquoi certains jours se planifient à l'heure de ferry près et quelles routes de montagne laisser de côté selon la taille de votre véhicule.

Avant de partir : ferries, gabarit et routes à éviter

Un itinéraire voiture se recopie mal en camping-car dans l'Ouest norvégien. La raison tient en un mot : les ferries. Ils ne sont pas une option pittoresque sur ce parcours, ils sont le fil conducteur qui découpe les journées et impose son tempo, souvent plus lent qu'on ne l'imagine en préparant le trajet sur une carte.

Fjord1 et Norled opèrent la majorité des traversées de la région. Les applications Fjord1 et AutoPASS Ferje permettent de réserver à l'avance et de régler plus facilement — un réflexe à prendre, surtout avec un véhicule long. En haute saison, la traversée Geiranger–Hellesylt voit sa capacité se remplir rapidement pour les véhicules de grand gabarit, et Fjord1 recommande vivement de réserver à l'avance.. Partir sans réservation en pleine saison, c'est risquer de perdre une demi-journée à attendre la place suivante, ou de revoir tout le circuit sur un coin de table.

Le gabarit de votre camping-car conditionne aussi certaines routes de montagne, et pas seulement en théorie. Trollstigen, avec ses lacets très serrés, interdit les véhicules de plus de 13 m : un point à vérifier avant de la placer dans votre trajet plutôt qu'en arrivant au pied des premiers virages. Au-dessus de Geiranger, l'Ørnevegen (la route de l'Aigle) pose un problème différent : elle n'est pas interdite, mais elle est étroite, très fréquentée en saison, et se négocie mal avec un long profilé pris dans le flux des bus touristiques.

Le conseil Nomad

Avant de fixer les dates de votre circuit, réservez d'abord les traversées de ferry incontournables, puis construisez les étapes autour — pas l'inverse. C'est l'horaire du bateau qui décide de l'heure de départ, pas votre envie de faire la grasse matinée.

Sur le reste du réseau, la vitesse réelle en Norvège tourne autour de 80 km/h sur route ouverte, et nettement moins en tunnel ou dans les successions de lacets. Ajoutez les arrêts ferry, les points de vue qui méritent qu'on s'arrête, et une étape de 150 km peut occuper une journée entière. Ce circuit est pensé sur cette base : des trajets courts, du temps pour attendre un bateau sans stress, et aucune route qui punirait un véhicule trop long.

Où dormir : campings, aires et le droit de camper norvégien

La Norvège autorise le camping sauvage grâce à l'allemannsretten, le droit de circuler et de séjourner en pleine nature. Pour un camping-car, ce droit a des limites concrètes : il faut se tenir à une distance minimale des habitations et des cabanes (150 mètres généralement admis), et certaines zones protégées ou parcs nationaux l'interdisent purement et simplement. Le principe reste pensé pour la tente et le sac à dos, pas pour un véhicule de neuf mètres qui cherche un bout de terrain plat près de la route.

En haute saison, mieux vaut de toute façon privilégier les campings équipés. Vous y trouverez de l'eau, de l'électricité, et surtout une vidange propre pour les eaux grises — денrée rare une fois sortie des grandes villes. Le long de ce parcours, comptez par exemple sur des adresses comme le camping de Flåm, celui d'Ålesund et celui de Geiranger : trois étapes où la question ne se pose même pas, tant le paysage depuis l'emplacement justifie à lui seul le prix de la nuit.

Justement, à Geiranger, l'heure d'arrivée change tout. Le camping est pris d'assaut dès le début d'après-midi en saison, et les meilleures places — celles avec vue directe sur le fjord — partent avant 15 h. Arriver après le dîner, c'est souvent se retrouver coincé entre deux véhicules avec vue sur un pare-brise voisin.

Le conseil Nomad

Visez Geiranger tôt : arrivez avant 14 h si vous voulez une place avec vue sur le fjord plutôt qu'un emplacement de repli entre deux haies. Sur ce genre d'étape, l'heure d'arrivée compte autant que le choix du camping.

Pour repérer les spots, les aires de service et les campings au fil de la route, l'application Park4Night reste l'outil le plus fiable, alimentée par les retours d'autres voyageurs en camping-car. Elle est offerte dans le Pack Mobility, et c'est un vrai gain de temps sur ce circuit : plutôt que de rouler à l'aveugle en espérant trouver une place le soir venu, vous repérez à l'avance les emplacements compatibles avec votre gabarit, ce qui évite bien des manœuvres improvisées sur une route de montagne à la nuit tombante.

Budget : ferries, péages et carburant

Sur ce circuit, un poste de dépense n'existe tout simplement pas dans un équivalent voiture qui contournerait les fjords : les ferries. Comptez de l'ordre de 30 à 60 € par traversée pour un camping-car de plus de 6 m, selon la distance parcourue. Sur les 12 jours, cumulez plusieurs passages obligés et le budget ferry grimpe vite à 150 à 250 € — une fourchette large, qui dépend surtout du nombre de traversées que vous choisissez d'intégrer et de la longueur de votre véhicule. C'est ce poste, plus que le carburant ou les péages, qui distingue vraiment ce parcours d'un circuit classique dans l'Ouest norvégien.

À cela s'ajoute le système AutoPASS, présent sur certains tronçons et tunnels de la région. Pas de barrière ni de ticket à prendre : une caméra photographie la plaque d'immatriculation au passage, et la facture suit par courrier, adressée au titulaire du véhicule — pour un camping-car de location, c'est donc le loueur qui la reçoit avant de la répercuter sur vous.. Ne cherchez donc pas de guérite où payer sur place — il n'y en a pas, et c'est justement ce qui surprend le plus les voyageurs habitués aux péages d'Europe du Sud.

Un camping-car moderne attend sur un quai de traversée dans les fjords de l'Ouest norvégien, face à une montagne abrupte et verdoyante surplombant l'eau bleu profond.

Le carburant, enfin, se paie au prix norvégien, sensiblement plus élevé qu'en France ou en Espagne : comptez entre 1,90 et 2,20 €/L selon les stations et les fluctuations du marché. Sur un camping-car qui consomme davantage qu'une voiture, et sur des étapes ponctuées de montées en lacets, ce différentiel se ressent vite sur la facture globale du séjour.

Le conseil Nomad

Ne cherchez pas à économiser sur les ferries en les évitant : sur ce circuit, ils remplacent des heures de route en montagne, pas l'inverse. Un contournement terrestre coûterait souvent plus cher en temps et en carburant qu'une traversée à 40 ou 50 €.

Au global, prévoyez ces trois postes — ferries, péages AutoPASS et carburant — comme une ligne à part entière dans votre budget de voyage, distincte de l'hébergement ou de la nourriture. C'est la spécificité budgétaire de ce circuit : un itinéraire fjords se paie un peu plus cher qu'un tour classique, mais c'est précisément ce qui le rend impossible à reproduire ailleurs en Europe.

Camping-cars — Norvège (Oslo)

Relevé sept. 2026
Catégorie À partir de Prix moyen Offres Loueurs
Van / fourgon aménagé2 couchages 148 €/j 268 € /j 6 4
Camping-car2-6 couchages 266 €/j 358 € /j 15 3
Les meilleurs prix d’appel
Nordic Campers148 €/j en van
McRent257 €/j en van
Motorhome Norway265 €/j en van
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Les prix évoluent selon les disponibilités et la date de réservation. Voir les prix du jour →

Foire aux questions

Faut-il réserver les ferries à l'avance sur ce circuit ?

Oui, et particulièrement en juillet. Les applications Fjord1 et AutoPASS Ferje permettent de réserver à l'avance, ce qui change tout avec un véhicule long. Sur la traversée Geiranger–Hellesylt notamment, certaines places pour les véhicules de grand gabarit peuvent afficher complet plusieurs jours avant le départ en haute saison donc vérifiez les disponibilités de temps en temps avant d'être pris au dépourvu !. Réserver n'est donc pas une précaution superflue : c'est ce qui évite de perdre une demi-journée à attendre le bateau suivant, ou de devoir recomposer son itinéraire en cours de route.

La route de Trollstigen est-elle ouverte à tous les camping-cars ?

Non. Trollstigen interdit les véhicules de plus de 12,4 m de long, caravanes et attelages compris, en raison de ses lacets très serrés. Ce n'est pas un détail à découvrir au pied des premiers virages : mesurez votre véhicule avant de placer cette route dans votre trajet, et prévoyez un itinéraire alternatif si votre camping-car dépasse ce gabarit.

Peut-on dormir n'importe où grâce au droit de camper norvégien ?

Pas vraiment, pas avec un camping-car. L'allemannsretten autorise le camping sauvage, mais impose une distance minimale par rapport aux habitations et aux cabanes, généralement admise à 150 mètres, et certaines zones protégées ou parcs nationaux l'interdisent purement et simplement. Ce droit a surtout été pensé pour la tente, pas pour un véhicule de plusieurs mètres cherchant un terrain plat en bord de route. En haute saison, privilégier les campings équipés reste la solution la plus simple, ne serait-ce que pour la vidange des eaux grises.

Combien prévoir pour les ferries sur les 12 jours ?

Comptez de l'ordre de 30 à 60 € par traversée pour un camping-car de plus de 6 m, selon la distance parcourue, mais certaines traversées peuvent aussi dépasser les 100 €. Sur l'ensemble du circuit, avec plusieurs passages obligés, le budget ferry grimpe généralement à 150-250 €. C'est une fourchette large, qui dépend surtout du nombre de traversées intégrées à votre trajet, de la longueur de votre véhicule et du nombre de passagers — mais c'est un poste à budgéter à part, distinct du carburant ou des péages classiques.

L'itinéraire par étape

ÉTAPE 1

Bergen → Flåm

170 km · 3 h 30

La route quitte Bergen le long du Sognefjord, le plus grand fjord de Norvège, avec des points de vue sur les parois qui plongent dans l'eau. Le ferry Lavik–Oppedal rythme la journée : mieux vaut vérifier les horaires de rotation avant de partir. Nuit à Flåm, au fond de l'Aurlandsfjord..

ÉTAPE 2

Flåm → Ålesund

300 km · 6 h

La route côtière vers Ålesund enchaîne plusieurs traversées courtes en ferry, chacune une pause forcée et bienvenue. Les villages de pêcheurs qui ponctuent le trajet valent qu'on s'y arrête, ne serait-ce que pour un café face aux bateaux amarrés. C'est la plus longue portion du circuit, à répartir sur plusieurs jours plutôt qu'en une traite.

ÉTAPE 3

Ålesund → Geiranger

100 km · 2 h 30

La montée par l'Ørnevegen, la route de l'Aigle, déroule ses lacets jusqu'à un point de vue qui domine le Geirangerfjord. On redescend ensuite vers le village, serré entre les parois et l'eau. Arrivez avant l'après-midi pour choisir un emplacement face au fjord plutôt qu'en retrait..

ÉTAPE 4

Geiranger → Bergen

180 km · 4 h

Le Trollstigen, avec ses lacets serrés et son tunnel étroit, ferme sa route aux véhicules trop longs : mieux vaut vérifier le gabarit autorisé avant de s'y engager. Un itinéraire de repli par la route classique permet de boucler la boucle jusqu'à Bergen. Cette dernière étape referme le circuit, ferries compris, sur un rythme plus soutenu qu'à l'aller.